Déconstruire les clichés du métier de vendeur en alternance
Selon Nadia Debbiche, Directrice Réseau Levi’s
Dans le retail, le métier de vendeur en alternance souffre encore de nombreux clichés, souvent liés à une méconnaissance des réalités du terrain et des opportunités offertes par l’alternance.
Nadia Debbiche, Directrice Réseau chez Levi’s, partenaire historique de l’IFCV nous aide à remettre les idées reçues à leur place !
“Les alternants sont surtout là pour faire de la mise en rayon.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ FAUX
Réduire l’alternant à un « préparateur de rayons » est trop simpliste. L’alternant participe à toutes les dimensions du rôle : accueil client, conseil personnalisé, suivi de commande, suivi des stocks et réassort, opérations commerciales, merchandising… Et il est progressivement responsabilisé pour avoir un vrai impact sur la performance du magasin.
“Les entreprises recrutent des alternants parce que c’est moins cher.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ FAUX
L’alternance est certes un levier de réduction de coûts mais c'est avant tout un investissement stratégique sur le long terme : les entreprises forment leurs futurs collaborateurs grâce à une montée en compétence, une intégration durable, et la construction de profils alignés avec la culture de l’entreprise.
“Un alternant n’est pas opérationnel avant plusieurs mois.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ VRAI
Oui, il faut du temps pour devenir autonome, comme pour chaque nouvelle prise de poste. Les premières semaines servent à encaisser des apprentissages fondamentaux : connaissance fine des produits, des process internes et des techniques de vente. C’est cette période qui permet ensuite à l’alternant d’être efficace et polyvalent.
“Former un alternant prend trop de temps aux équipes.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ FAUX
La formation fait partie intégrante chaque prise de poste. Bien menée, elle renforce la cohésion d’équipe, permet de structurer les bonnes pratiques et se traduit souvent par une meilleure performance globale, pas une perte de temps.
“Les alternants n’ont pas la maturité professionnelle attendue.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ FAUX
Il y a souvent une confusion entre jeunesse et immaturité. Beaucoup d'alternance arrivent avec une vraie curiosité et une grande capacité d’adaptation : parfois même plus que certains profils seniors. La maturité se construit, et l’alternance est justement un excellent accélérateur.
“L’alternance est moins exigeante qu’un recrutement classique.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ FAUX
L’alternant est à la fois étudiant et salarié : il doit concilier rythme de travail, objectifs commerciaux, apprentissage théorique et obligations pédagogiques. C’est exigeant et formateur.
“Les alternants sont peu impliqués dans la performance commerciale"
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ FAUX
Certains managers pensent qu’ils ne contribuent pas aux objectifs. En réalité, quand ils sont bien intégrés, les alternants participent à l’atteinte des KPI du magasin, animent des opérations, conseillent des clients et peuvent même impulser des idées nouvelles grâce à leur vision neuve.
“Recruter en alternance, c’est prendre un risque.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ VRAI
Chaque recrutement comporte une part d’incertitude. Mais ce risque est calculé et maîtrisé par des processus de recrutement structurés, des tuteurs formés et un accompagnement continu. Et souvent, il se transforme en forte valeur ajoutée humaine et business.
“Pour les jeunes, le seul avantage de l’alternance c’est d’avoir un salaire.”
Réponse de Nadia Debbiche ➡️ FAUX
L’alternance offre formation pratique, immersion professionnelle, réseau, employabilité accrue et souvent une voie vers l’emploi long terme. Le salaire n’est qu’une des pièces du puzzle.
Les clichés sur le retail et l’alternance ne tiennent pas face à l’expérience concrète des équipes et des managers comme Nadia Debbiche. Loin d’être une voie “facile” ou secondaire, travailler dans le commerce, et en particulier chez Levi’s, est une vraie profession, exigeante, humaine et riche en opportunités de carrière.