Témoignage

Le 360 : le rôle du formateur en banque

Entre terrain, transmission et alternance

L’alternance a besoin de légitimité et de terrain

Pour Faïçal Ahjli, la différence est claire : un formateur issu du métier change profondément l’expérience d’apprentissage.

Il explique que les étudiants sont aujourd’hui en quête de sens et de légitimité. Ils attendent de leurs interlocuteurs qu’ils connaissent réellement le terrain. Selon lui, c’est précisément ce lien entre expérience professionnelle et transmission qui renforce leur confiance, notamment envers l’IFCV.

Il souligne également que les formateurs de l’IFCV sont majoritairement issus ou toujours issus du monde bancaire et financier. Pour lui, c’est un véritable atout :

“C’est une arme pour l’IFCV et pour les étudiants.”

L’idée est simple : en alternance, la théorie prend tout son sens lorsqu’elle est incarnée par des professionnels encore connectés à la réalité des entreprises.

“Le terrain dit la vérité” : apprendre avec le réel

Faïçal Ahjli insiste sur une conviction forte : les décisions déconnectées du terrain perdent en efficacité.

Il fait un parallèle avec le monde de l’entreprise :

“Il n’y a que le terrain qui dit la vérité.”

Cette logique se retrouve dans sa pédagogie : transmettre des situations concrètes, issues du quotidien bancaire, pour permettre aux étudiants de comprendre les enjeux réels de leur futur métier.

Transformer les contraintes en opportunités

Dans ses cours de communication et de technique de vente, Faïçal s’appuie sur des cas concrets pour faire évoluer la posture des étudiants.

Un point central ressort : la gestion des rendez-vous clients et des contraintes réglementaires. Souvent perçues comme des obligations, elles peuvent devenir, selon lui, de véritables leviers commerciaux.

L’objectif est donc clair : apprendre à transformer une contrainte de conformité en opportunité de relation client.

C’est cette approche pragmatique qui permet aux étudiants de mieux comprendre la réalité du métier et d’adopter les bons réflexes dès leur formation.

Sortir de sa zone de confort pour progresser

Au-delà des compétences techniques, Faïçal endosse aussi un rôle de coach. Il assume une pédagogie exigeante, parfois déstabilisante, mais toujours bienveillante.

Son objectif : pousser les étudiants à sortir de leur zone de confort, notamment lors de prises de parole ou d’entretiens simulés devant la classe.

Cette mise en situation peut être difficile sur le moment, mais elle permet de progresser rapidement, grâce aux retours croisés des autres étudiants.

Il insiste sur un point important : ces feedbacks entre pairs ont parfois plus d’impact qu’un retour descendant, car ils viennent de personnes qui vivent les mêmes situations au quotidien.

Une vision de l’alternance ancrée dans le réel

Cet échange rappelle une chose essentielle : l’alternance n’est pas seulement une formation, c’est un lien direct entre apprentissage et réalité professionnelle.

À travers son expérience, Faïçal Ahjli illustre parfaitement ce que l’IFCV défend : une pédagogie connectée au terrain, portée par des professionnels en activité, au service de la montée en compétences des étudiants.

Un message simple, mais fondamental pour réussir dans les métiers de la finance : apprendre, pratiquer, et toujours rester connecté à la réalité du terrain.

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